At Yahia-Moussa : les citoyens se révoltent

contre les militaires pyromanes

 

 

AT YAHIA-MOUSSA (SIWEL) — Les citoyens de la commune des At Yahia Moussa se sont révoltés, hier, contre les militaires en position dans leur région. Ils les accusent d’être derrière les feux de forêts qui ravagent les maquis de la localité.

L'armée algérienne met le feu à la Kabylie. PH/DR

Depuis quelques années, la Kabylie est cible d’actes criminels. Kidnappings, sabotage économique, terreur, répression et feux de forêts. Cette année encore, plusieurs centaines d’hectare sont partis en fumée. La population locale, accuse l’Armée algérienne, en position dans la région, d’être derrière cette catastrophe écologique programmée dans la région.

 

Hier, ce sont les citoyens des At Yahia Moussa qui sont montés au créneau pour dénoncer « les militaires pyromanes ». En effet, toutes les localités de Kabylie où l’armée a pris position, toutes les forêts limitrophes à leur campement ont été réduites en cendres. Aux At Wizgan, Michelet, At Dwala, Akfadou, Mechdellah…, l’Armée algérienne s’est donné un malin plaisir de réduire les maquis kabyles en cendres.

 

Les citoyens des At Yahia Moussa qui sont sortis de leur mutisme, exige « le départ des militaires de leur localité ». Pour rappel, cette forte présence de l’armée dans la région sous prétexte de lutte contre le terrorisme, est perçue par les Kabyles « comme une force d’occupation ». 

La population a assiégé le bâtiment de l’armée qu’ils ont pris pour cible à coup de pierres. La route a été barricadée et fermée à la circulation durant toutes les échauffourées.

 

Un Colonel de l’ANP reconnait que l’ordre de brûler vient « d’en-haut »

 

A l’heure actuelle, la tension est toujours vive dans la région. D’autres localités risquent aussi de se soulever contre « les meneurs de la politique de la terre brûlée en Kabylie ».

 

aai/tt

SIWEL 111304 août12

   

L’Administration raciste d’Alger n’a décidemment pas l’esprit à diminuer dans sa politique de mise à mort de la Kabylie et du peuple kabyle. Appauvrissement économique, entretien de l’insécurité et pour chaque été application de sa politique de « terre brûlée », sont entre autre, le lot de calvaire que la Kabylie doit subir et auquel elle doit faire face toute seule.

Il y a une semaine de cela, un petit groupe de militaires algériens a été surpris par les villageois de Tabounent dans la commune d’Ighil-Ali sur le point de déclencher un feu à la forêt se situant près de leur village. Devant la ferme opposition de ces braves et vaillants citoyens à la perpétration du crime, les militaires incendiaires sont retournés à leur casernement. Le fait aurait pu se limiter à cette tentative. Hélas ! ce ne fut pas le cas. En effet, quelques heures plus tard un convoi militaire de pas moins de 12 camions s’achemina vers la forêt en question. Les habitants, impuissants devant ces hommes armés jusqu’aux dents et, surtout, nourris par la volonté « d’exécuter leur mission », ne purent empêcher l’acte criminel.

C’est ainsi qu’arbres, plusieurs fois centenaires, vergers composés d’oliviers, figuiers et autres arbres fruitiers furent entièrement ravagés par les flammes sous le regard impuissant des villageois.

Les habitants du village de Vouni, dans la même commune (Ighil-Ali), ont vécu le même désastre. Seul le village de Zina a échappé un tant soit peu à la folie destructrice du pouvoir criminel d’Alger, et ce grâce à la mise sur pied d’un comité de surveillance permanente.

D’ailleurs, les vigiles en faction disent avoir identifié deux voitures dont leurs occupants, des militaires en civil, avaient pour mission de repérer des vergers et forêts susceptibles d’être offertes aux flammes destructrices. L’une de ces voitures était immatriculée dans la wilaya de Bordj-Bou-Arraredj et l’autre dans la wilaya d’Alger.

Excédés par ces actes criminels, les citoyens d’Ighil-Ali ont décidé de voir leur maire. Celui-ci a finit par accepter de les recevoir, après avoir essayé de les fuir. Il leur a tout simplement avoué son impuissance à faire quoi que ce soit contre les agissements de ces militaires.

En ce qui les concerne, les habitants du village d’El-Kelaâ sont allés voir carrément l’officier commandant le cantonnement. L’homme a le grade de capitaine. Après avoir écouté leurs doléances, l’officier leur avoua que l’ordre de brûler les forêts et vergers était venu d’ « en-haut ». autrement dit des hautes sphères de l’armée algérienne.

Conscients de cette flagrante impuissance des administrateurs civils, les citoyens d’Ighil-Ali ont décidé de réagir pour se protéger eux-mêmes contre les criminels venus d’ailleurs pour les appauvrir et les déshonorer. Et pour ce faire, ils ont déjà prévu le lancement d’une pétition afin d’arrêter les mesures jugées nécessaires comme ripostes adéquates à l’agression.

Par Saïd Tissegouine

Tamurt.info

 

Mizrana et Tigzirt : les forêts brûlent !

Revoilà encore des feu de forêt en Kabylie. Comme chaque été, depuis des années, le massif forestier du Djurdjura est en proie à des feux que d'aucuns en Kabylie estiment être criminel. Pour autant, rien n'est fait.

 Les flammes ravagent les massifs forestiers chaque été.

Des dizaines d'hectares partent en fumée à chaque été en Algérie. Cette fois c'est la Kabylie martime qui est touchée. Comme si les pyromanes s’étaient donné le mot d’ordre. Les feux de forêts ne cessent de ravager chaque année, surtout en ces périodes de grandes chaleurs des centaines de milliers d’hectares du patrimoine forestier qui constitue le poumon d’oxygène. Plusieurs départs de feux ont été observés depuis, dimanche, au niveau du vaste massif forestier de Mizrana. Il faut rappeler que ce dernier massif est connu pour une forte activité terroriste depuis pas mal d'années.

Les premiers foyens d’incendie sont localisés à Tala Toghrast, surtout à Adhrar Toghmast, un lieu fortement boisé, et géographiquement accidenté, ce qui rend l’accès difficile aux services des forêt et sapeurs pompiers pour maîtriser ces feux ravageurs qui prennent dans leur passage des dizaines d’hectares de ce patrimoine.

Un autre un incendie a été signalé au niveau du village Tifra dans la commune Tigzirt qui a consommé de son passage plus de  5 à 6 hectares de chaumes et broussailles selon les dires de la majorité des citoyens. Pas seulement. I faut ajouterl également que plusieurs feux ont ravagé des centaines d’oliviers et autres arbres fruitiers au niveau de Attouche, un grand village appartenant administrativement à Makouda, une localité située à une vingtaine de km du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou.

M.A.

11/08/2012

 

SOLIDARIDAD CANARIA